Les actualités de la Paroisse


Le 18 mai CONFERENCE-DEBATsur la question de la définition de la charité animée par Didier Kihm

Le 18 mai a eu lieu la deuxième conférence débat animée par Didier Kihm.
Nous nous sommes retrouvés ce soir là à la salle paroissiale pour échanger nos vues sur la question de la définition de la charité.

Certains diront peut-être qu’il vaut mieux pratiquer la charité que d’en savoir la définition, et il serait difficile de leur donner tort. Mais si nous sommes capables de reconnaître la charité lorsque nous la rencontrons c’est aussi que nous devons être capables de la distinguer d’autres formes ou aspects de « l’amour », qu’on rencontrera aussi bien chez les païens, les animistes ou les trotskystes. Or la charité, c’est la Vie et l’Esprit de l’Eglise.
Deux questions massives s’imposent alors :
N’y a-t-il donc pas de charité hors de l’Eglise (« Hors de l’Eglise pas de salut ») ?
Et les chrétiens sont-ils vraiment plus charitables que les non chrétiens ?
– Questions vouées à des confrontations d’opinions inutiles, si l’on n’a pas une idée précise de ce qu’est l’amour de charité.
La conclusion du débat fut de dire que s’il est vrai que la charité inclut toutes les formes d’amour « naturel » - tels que les formes du désir et de la compassion – ou « social » – tels qu’entraide et solidarité - il faut affirmer fortement qu’elle ne se réduit à aucune d’elle, pour la simple raison qu’elle procède du « don de Dieu » qu’est Jésus-Christ, Verbe incarné « venu planter sa tente parmi nous ». Le regard de charité porté sur le « prochain » reconnaît en lui l’image de Dieu, et atteste de la destinée éternelle des deux « pauvres » ici en présence. La charité ne consiste ni seulement à « s’occuper des autres », ni à s’apitoyer humainement sur leur sort, mais à participer au geste du Christ venu rétablir l’homme dans sa dignité originelle de fils de Dieu en se faisant pauvre parmi les pauvres : la charité relève celui qui est tombé, elle valorise celui a perdu l’estime de lui-même ou de la société. Mais cette « estime », cette « valeur », cette « dignité » est divine, c'est-à-dire infinie et éternelle.


Une vue de l’assistance pendant les débats :


17 février 2006 Conférence "Jésus, oui ; l’Eglise, non" proposée par Didier Kihm

Vendredi 17 février a eu lieu une conférence – débat, proposée par Didier Kihm, sur un thème d’actualité : " Jésus, oui ; l’Eglise, non ".Près de 50 personnes y assistaient.
D. Kihm a brossé un tableau de la situation, exercice difficile en une heure et qui l’a obligé à passer sur les points qui ne posent pas problèmes (apports du christianisme et de l’Eglise aux sociétés, au cours des siècles passés : éducation, assistance, valeurs fondamentales qui ont inspiré la Déclaration de Droits de l’Homme et du Citoyen…).

" Jésus, oui.. ", mais de quel Jésus parle-t-on ? Les réponses sont sans doute aussi diverses aujourd’hui qu’autrefois. Son message n’est pas une simple sagesse, un enseignement de " parfait ". Jésus s’enracine dans l’histoire d’Israël, réalise la promesse faite par Dieu à son peuple. Dieu fait homme en Jésus-Christ, qui prend la condition d’humble serviteur et recommande à ses disciples : " Aimez-vous comme je vous ai aimés ", c’est-à-dire, jusqu’au don total, au don de sa vie. Jésus est ce qu’il dit et c’est la rencontre personnelle avec ce Jésus, Parole incarnée, qui guérit et qui sauve.

" L’Eglise, non "
L’Eglise est critiquée, bien souvent par des chrétiens eux-mêmes. Il y a ceux qui se sont éloignés de l’institution à la suite de déceptions, de souffrances (manque d’accueil, décalage entre le " dire " et le " faire ", l’attitude de telle personne, tel prêtre…) ; il y a, aussi, ceux qui en sont restés au catéchisme et aux pratiques de leur enfance et qui méconnaissent l’Eglise et de la foi chrétienne, sans parler de la responsabilité des médias qui, bien souvent, donnent une image déformée, en tronquant les messages ou en les sortant de leur contexte.
Sans doute, l’Eglise est-elle critiquable et elle a appris à reconnaître ses insuffisances, ses erreurs.
Mais l’Eglise, il ne faut pas l’oublier, a une double nature :
- institution humaine, constituée, dès l’origine, de pécheurs ; elle a connu à toutes les époques, des dérives, et des réalisations magnifiques.
- institution divine, " une et sainte ", comme le dit le Credo.
" Une ", malgré les divisions (orthodoxes, protestants) et " sainte " (malgré tous les errements) car elle est un Corps dont le Christ est la tête ; elle a sa source en Dieu et elle est animée par l’Esprit. C’est, sans doute, ce qui lui a permis de se maintenir au cours des siècles, de faire face à la barbarie lors de la chute de Rome, de trouver en elle-même les moyens de se réformer, de se dégager du pouvoir temporel (préparant la voie à la laïcité), tout en élaborant sa doctrine.

Comme vient de le rappeler Benoît XVI dans sa 1ère. Encyclique : " Dieu est amour ", l’Eglise, c’est-à-dire la communauté des chrétiens, doit chercher en permanence à être plus fidèle à sa triple mission : annoncer, célébrer, servir.

D’autres débats seront proposés, dans un proche avenir. Les thèmes de réflexion ne manquent pas : la spécificité de l'amour chrétien , l’histoire de l’Eglise, l'œcuménisme, catholicisme et autres religions, la femme dans l'Eglise, la laïcité, la " morale sexuelle ", Vatican II, l'Eglise et la science…


Les photos de l'inauguration vendredi 3 février 2006

L'équipe de communication

l'Abbé Harguindeguy

Le site dévoilé devant les 50 personnes réunies

l'Abbé Ihidoy qui a fait confiance à l'équipe de communication