La pratique du bilinguisme dans d'autres Eglises


Belgique:

Projet pastoral "Pour entrer dans le XXIe siècle"
Présenté le 6 novembre 1999 à l'Église de Bruxelles par Monseigneur Paul Lanneau
Évêque auxiliaire responsable de la pastorale Francophone de Bruxelles

"En certains lieux, il sera utile de diversifier les célébrations, selon qu'elles regroupent des familles, des jeunes ou des personnes d'horizons particuliers, milieux de vie, monde des artistes, par exemple. Il est bon cependant de donner la priorité à l'Eucharistie rassemblant toute la communauté d'un même lieu (paroisse, hôpital), avec la diversité des âges, des cultures ou des situations sociales.

Il ne faut cependant pas perdre de vue que les chrétiens sont souvent des citadins à la mobilité facile et pour qui le lieu importe peu ou ne représente pas une communauté au sens strict – songeons au centre-ville – pour qui aussi une pratique sacramentelle peut être très épisodique Il sera toujours nécessaire d'en tenir compte.

Il peut être très significatif que toute la communauté paroissiale d'une même langue soit rassemblée en une seule Eucharistie dominicale. Si cela entraîne la suppression de certaines célébrations, il est indispensable qu'on se mette d'accord en unité pastorale ou en doyenné pour répartir les heures et permettre ainsi à tous d'y participer.

Occasionnellement, diverses communautés se réuniront pour des célébrations bilingues ou multilingues."

(Texte complet)


Luxembourg:

"La situation linguistique au Luxembourg est une de ses caractéristiques les plus marquantes. En règle générale, les Luxembourgeois parlent trois langues. Cette faculté fait partie de l’identité luxembourgeoise. Mais elle peut varier selon les langues et dépend en outre de la région où l'on vit, du degré d'instruction et de la pratique. L'usage des différentes langues varie: la langue véhiculaire de tous les jours est le luxembourgeois, la langue législative est le français, les journaux et autres publications sont rédigés principalement en allemand. L’Église catholique aussi s’exprime encore fréquemment en langue allemande, qui est supplantée néanmoins de plus en plus par le luxembourgeois.
Si l'on admet que la langue française pourrait facilement assumer le rôle de langue commune, il ne faut néanmoins pas oublier qu’il est une langue étrangère tout aussi bien pour les concitoyens étrangers que pour les Luxembourgeois et qu’il constitue de nouveau un facteur d'exclusion pour tous ceux qui ne le parlent pas.
Dans le contexte des langues, la question se pose laquelle des trois langues est la plus apte à assurer une communication adéquate entre les catholiques croyants de provenance, de culture et de langue différentes et quels moyens il faut employer pour diminuer les barrières linguistiques."
(Texte complet)

Belgique (Louvain)
A Louvain,


Finlande:

"L’église évangélique-luthérienne, dominante en Finlande, est traditionnellement bilingue, les sermons étant depuis la Réforme prononcés dans les langues du peuple, donc en finnois et en suédois. Un diocèse unique couvre les paroisses suédophones et bilingues. Dans ces dernières, chaque paroissien a droit au service religieux dans sa propre langue maternelle. Cette église inclut également des mouvements du Réveil protestant ainsi que des non-conformistes suédophones. La seconde religion officielle, l’orthodoxie, a aussi des paroisses opérant à la fois en finnois et en suédois."
(Texte complet)