Du 28 juillet jusqu’au 15 août

Paroisse Notre Dame du Rocher - Biarritz

Exposition d’été à la Crypte Sainte-Eugénie

Exposition d’été, présentée par la Paroisse Notre-Dame-du-Rocher Biarritz, du 28 juillet au 15 août -16h – 20h chaque jour.

Cette exposition a pour objet de faire découvrir les pays d’Asie où l’évangile se fraie un chemin depuis les premières missions de Saint-François-Xavier. 75 photographies (30/45 cm) des missions au Vietnam, Thaïlande, Chine et diverses vues de Pays d’Asie, de grandes affiches (200x 110 cm) en provenance du Centre Sèvres à Paris, des projections de films (15mn environ) sur le Cambodge, Japon, Laos, Thaïlande et François-Xavier, un univers musical (CD).

Inauguration le 28 juillet à 18h.

Parallèlement

* Conférence du Père Georges Colomb
« Eglise en Chine, histoire d’une fidélité »
le Vendredi 4 août à 19h, église Sainte Eugénie

* Conférence de Mr Lacouture
Trois grands jésuites en Asie- François-Xavier : Inde - Mateo Ricci : Chine - Alexandre de Rhodes : Vietnam
Vendredi 25 août à Saint Jean de Luz, auditorium, 20h30.

Pour la première fois depuis sa création (1997), la paroisse Notre Dame du Rocher propose une exposition à la crypte Sainte Eugénie, avec l’aimable concours de la mairie de Biarritz.

Le thème retenu fait écho à celui du Diocèse de Bayonne, tout entier orienté vers la célébration du 500° anniversaire de la naissance de Saint François Xavier, le Navarrais.

L’exposition est organisée par une équipe de membres de la paroisse, sensibles à l’aspect culturel de la foi et désireux de présenter au grand public estival la vie de l’église à travers l’art et l’histoire. A ce titre, l’équipe est consultée par le service culturel de la mairie quant au choix des autres expositions de l’année, qui doivent rester compatibles avec l’esprit de ce lieu prestigieux, affecté au culte catholique, et qui abrite le mémorial de l’abbé Larre, fondateur de la paroisse Sainte Eugénie en 1895.


Regards d’Asie

Descriptif de l’exposition

- 75 photographies, format tableau (30/45 cm sur carton plume)
Vietnam, Thaïlande, Chine et diverses vues de Pays d’Asie
-
- de grandes affiches (200x 110 cm)
Expo des Pères Jésuites du Centre Sèvres à Paris sur St François Xavier.

- Projections de films (24 mn environ) sur le Cambodge, Japon, Laos, Thaïlande et St François Xavier
5 films projetés :Chrétiens au Cambodge, Chrétiens au Japon, Chrétiens au Laos et Chrétiens en Thaïlande, Vie et mission de François-Xavier

- Un univers musical (CD)

Parallèlement

* Conférence du Père Georges Colomb
« Eglise en Chine, histoire d’une fidélité »
le Vendredi 4 août à 19h, église Sainte Eugénie

* Conférence de Mr Lacouture
Trois grands jésuites en Asie- François-Xavier : Inde - Mateo Ricci : Chine - Alexandre de Rhodes : Vietnam
Vendredi 25 août à Saint Jean de Luz, auditorium, 20h30.

Contact
Père Rémi GALVAN Tél. 06 63 01 31 24
Secrétariat du relais paroissial Saint-Martin
et Paroisse Notre-Dame-Du-Rocher
(10h-12h et 15h-18h30)
Tél : 05 59 23 05 19
Secrétariat du relais paroissial Saint-Joseph
Tél : 05 59 24 07 43


François-Xavier – Saint Patron Basque

François est né le 7 avril 1506 au château de Xavier. C'est une forteresse qui défend le royaume de Navarre, à l'est. Il est né Navarrais, sa langue maternelle est le basque.

En 1512, la Navarre est envahie par le roi d'Aragon Ferdinand II. Le sud du royaume est annexé. Son petit-fils, l'archiduc d'Autriche, Charles de Habsbourg, sera en 1516 le premier roi d'Espagne.

En 1525, François Xavier est étudiant à Paris. Il rencontre le Basque Ignace de Loyola avec qui il fonde le 15 août 1534, à Montmartre, la Compagnie de Jésus (Societas Jesu ou s.j.). On les appellera les jésuites.

En 1541, il quitte Lisbonne et part, pour le compte du roi du Portugal, évangéliser l'Extrême-Orient : il ira en Inde, en Indonésie, au Japon. Puis il décide de se rendre en Chine mais il trouve la mort sur l’île de Sancian (Shàngchu_n), près de Canton, le 3 décembre 1552. Il est enterré à Goa, en Inde.

Au XVIIe siècle, San Francisco Javier devient le saint patron du royaume de Navarre. Aujourd'hui, le 3 décembre, jour de la saint François-Xavier, est le Día de Navarra (Nafarroaren Eguna en basque : Jour de la Navarre).

Une javierada (xabierraldia en basque, xaviérade) est un pèlerinage qui rassemble, début mars, des milliers de personnes qui partent de Pampelune jusqu'au Castillo de Javier (château de Xavier).

Pèlerin des océans

1. Pèlerin des océans,
conquérant de l'univers,
sans savoir où vogueront
les caravelles de Dieu,
tu t'enfuis toujours plus loin,
enflammé de quel désir ?
L'âme bénie du Christ
te sanctifie de son feu ;
le corps très pur du Christ
te sauve de toute peur.
2. Docile et bel instrument
entre les mains de ton Dieu,
aimant d'intense amitié
tes amis dans le Seigneur,
tu vas de plus en plus seul
assoiffé de quel dessein ?
Le sang précieux du Christ
t'enivre à perdre le sens ;
l'eau du côté du Christ
t'abreuve et te purifie
3. Tu agis dans l'Esprit Saint
rapportant tout à Dieu seul,
tu agis de tout ton cœur,
en te livrant sans compter,
tu agis en vérité,
et pour aider quel prochain ?
La passion du Christ
te fortifie dans la foi ;
tu prends pour seul appui
le nom très doux de Jésus.
4. Combattant sans autre épée
que l'amour des plus perdus,
messager d'un Dieu pour tous
à partager comme un pain,
quêteur des trésors enfouis
qui manquent au corps de Dieu,
Ton cœur se tient caché
dans les blessures du Christ ;
greffé aux plaies du Christ,
rien ne peut t'en séparer.
5. Dépouillé de tout honneur,
anéanti dans l'amour,
tendu vers les horizons
où se lève le soleil,
où le Soleil des soleils
ne s'est pas encore levé,
La voix du crucifié
t'invite à vivre sa mort ;
la voix du Christ vainqueur
te dit de venir à lui.
6. Compagnon du Roi Jésus,
ouvrier de ses travaux,
saint parmi les saints du ciel,
tu prends part à son bonheur,
tu l'as suivi sous la croix,
il t'accueille près de lui,
Tu peux louer sans fin
le beau sourire du Christ ;
tu as gagné sa joie,
la joie du ressuscité.


Saint François Xavier, Jésuite et missionnaire

Par Paul de Molliens

L’île de Shanguan, où François-Xavier meurt le 3 décembre 1552, est un îlot situé non loin de Hongkong, au large de cet empire de Chine où François, l’évangélisateur, ne put, de sa vie, pénétrer malgré son désir.

Cela fait plus de dix ans que François-Xavier s’est embarqué à Lisbonne avec le titre de "nonce apostolique" et la mission d’évangéliser les vastes territoires dispersés en Extrême-Orient, où le petit royaume portugais vient d’établir un vaste réseau de bases commerciales allant de Goa, en Inde, à Macassar en Indonésie.

Les dix compagnons de St François Xavier
François est un des "compagnons" de la première heure d’Ignace de Loyola, basque comme lui, étudiant comme lui et même avant lui, au collège Sainte-Barbe de la Sorbonne, à Paris. Le 15 août 1534, il est un de ceux qui, entraînés par Ignace, décident de prononcer les vœux religieux de pauvreté, chasteté et vie commune. C’est à Montmartre, le mont du martyre de Saint-Denis, lieu hautement symbolique, que les sept premiers compagnons acceptent de se placer sous l’action de l’Esprit-Saint pour aller porter “la lumière de la Vérité chez les infidèles”.
Il ne faudrait pas croire qu’une même origine basque et le moule du collège suffisent au rapprochement entre les deux hommes. Pendant plus de deux ans, des divergences notables opposent rudement le jeune et beau professeur de philosophie qu’est le Navarrais Xavier, à Ignace, étudiant sur le tard, aux allures de "clochard infirme", qui passe même pour un illuminé. Pour sceller leur engagement commun, il faudra sans doute plus que l’opiniâtreté d’Ignace : l’intervention de l’Esprit-Saint. En effet, la famille de François soutenait en Navarre le parti français, opposé aux Loyola tenants de la Maison d’Espagne dont était "Loyola en Guipuzcoa". Cadet de trois garçons, François ne pouvait être que clerc, et c’est tout naturellement qu’à dix-neuf ans il part étudier en Sorbonne. Pendant deux ans de cohabitation estudiantine, Xavier résiste aux entreprises de son nouveau condisciple. On prête à Polanco, le plus proche collaborateur d’Ignace, ce commentaire : "J’ai ouï-dire à notre grand mouleur d’hommes Ignace, que la plus rude pâte qu’il a oncques maniée, c’était au commencement ce jeune François-Xavier."

A dater du jour des vœux de Montmartre, la fidélité de François à ce qui sera un jour la Compagnie de Jésus sera totale, malgré les circonstances et l’éloignement. C’est ensemble que les compagnons avaient projeté un pèlerinage à Jérusalem. N’ayant pu dépasser Venise, ils se retrouvèrent à Rome où ils se mettent à la disposition du pape. François, premier secrétaire du fondateur, participe à la rédaction des Constitutions.


Départ de St François Xavier

Lorsque le roi du Portugal demande au pape des missionnaires pour évangéliser ses possessions asiatiques, Ignace, bon connaisseur des hommes, désigne Xavier : "C’est une entreprise pour vous." "Alors soit, me voici !", répond celui-ci. Avant de quitter pour toujours ses compagnons, François rédige ses vœux dans la Compagnie.
En même temps, il approuve les Constitutions et vote par avance pour le futur "préposé général" dont il sollicite les conseils pour l’évangélisation en terre lointaine.
Son séjour à Lisbonne, dans l’attente du grand départ, est relativement court : huit mois seulement. Il y déploie son zèle apostolique, comme il l’a fait en Italie, au service de tous, auprès des gentilshommes de la cour, comme auprès des nombreux détenus juifs et musulmans en voie de "conversion" dans les geôles de l’Inquisition. Il faut à l’expédition portugaise plus de treize mois pour contourner l’Afrique et atteindre Goa, sur la côte ouest de l’Inde. Désormais, François-Xavier ne recevra que cinq courriers de Rome. Les questions qu’il pose à son "préposé général" restent trois années avant de recevoir une réponse. C’est dire que, dans son action, Xavier ne peut compter que sur lui-même... et sur Dieu.
Dès son arrivée à Goa, le "nonce" qu’est François décide d’habiter à l’hôpital avec les pauvres et les indigents : "La vraie dignité, dit-il, consiste à laver son linge et faire bouillir son pot." François découvre l’immensité et la diversité du continent asiatique. Il prend ses distances par rapport aux colonisateurs qui visent à une domination commerciale et politique, et il met en œuvre une méthode personnelle d’évangélisation. Doué d’un charisme et d’une sensibilité hors du commun, ce "saint de l’amitié" se rend d’abord auprès des communautés récemment converties. Dans le vaste continent indien alors dominé par l’Islam, ce sont surtout les parias, caste dont font partie les pêcheurs pauvres de la "Côte de la pêcherie", qui reçoivent une première évangélisation. Xavier les enseigne avec l’aide de quelques collaborateurs laïcs. Faute de prêtre, il organise des assemblées où l’on récite les prières, Credo, Pater, Ave Maria, dans la langue locale, le Tamoul. Ainsi, chacun peut participer et les réciter ensuite à la maison. Lorsqu’un prêtre passe, il baptise les récents convertis.

Des habitants de Goa à ceux de Cochin, de Trancore à ceux de Ceylan, Xavier ne semble remarquer que leur dénuement matériel et leur désarroi fondamental. Ces populations émeuvent sa charité, mais ne parlent pas à son intelligence. Il ne comprend pas leur religion : pour lui, ce sont des "adorateurs du diable". Il se heurte, par méconnaissance totale, aux pratiques des brahmanes. On lui propose d’aller vers la Malaisie et les Îles Moluques, mais il hésite à s’embarquer et ne prend la décision de partir qu’après une longue retraite. Ravivant la foi des rares communautés chrétiennes, François, labourant les mers, va à leur rencontre. Toujours fidèle à sa méthode, il supplie aussi la métropole de lui envoyer des compagnons pour évangéliser.


Arrivée au Japon

Les dernières années de François, de 1548 à 1552, seront pour lui l’occasion de découvrir la civilisation sino-japonaise fortement influencée par le bouddhisme. En 1548, Anjiro et deux autres Japonais sont solennellement baptisés à Goa. De son propre chef, quelque peu déçu de l’expérience indienne, et attiré par la haute civilisation chinoise, François décide de partir pour le Japon avec l’intention de lui présenter la foi au Christ. L’accueil des Japonais est mitigé, souvent bienveillant. François admire en eux le très haut niveau d’instruction, l’intérêt pour la science, l’amour de la vérité. Pourtant, malgré le bon vouloir de ce cher Antijo et de sa famille, nombreuses seront les incompréhensions.


Avec les deux compagnons jésuites qui l’accompagnent, François commence par apprendre le japonais. Armés de quelques rudiments de cette langue, ils rédigent un traité de la foi chrétienne qui leur sert d’introduction dans les nombreuses discussions qu’ils entendent avoir avec les moines bouddhistes et les notables féodaux de ce pays où le message chrétien était apporté pour la première fois. Les baptêmes ne seront pas nombreux, pas plus de sept cents. Cependant, un embryon de communauté chrétienne se forme autour d’un petit seigneur local ; communauté suffisamment fervente pour que la lumière de la foi survive aux persécutions contre les chrétiens.


Il part ensuite pour Shanghuan, aux portes de la Chine, et meurt loin de tous, sans autre assistance que celle du fidèle Antoine, un Chinois converti, ne sachant même plus parler sa langue d’origine, et d’un contrebandier portugais, Jacques Vaz.
Au cours de ces quatre dernières années, François ne fait que pressentir la nécessité de l’acculturation pour manifester l’universalité du message évangélique. Cette voie sera reprise quelques années plus tard par les successeurs jésuites de François-Xavier.