Dimanche 25 juin 2006 Cathédrale de LESCAR

Ordination Presbytérale de Dominique NALIS

Jour de soleil à Lescar

Deux heures trente de recueillement, de prière, de chant, de musique, telle fut l’ordination presbytérale de M. l’abbé Dominique Nalis, ce dimanche 25 juin 2006 en la cathédrale de Lescar. Elle était bien garnie, cette cathédrale, puisque, outre les huit cents places assises prévues, il y avait bien plusieurs dizaines de personnes debout au fond et sur les bas-côtés (au point même, dit-on, que le millier d’hosties prévu fut insuffisant à " nourrir " les communiants potentiels). À remarquer dans l’assemblée une centaine de prêtres, et deux ou trois dizaines d’enfants venus de la paroisse de la Sainte-Famille à Pau, aux premières loges au pied du chœur.
Articulée autour des textes du jour (12e Dimanche ordinaire B), des rites de l’ordination et de l’eucharistie, la liturgie s’est déployée à son rythme ni trop lent ni trop précipité. Dans son homélie, Mgr l’évêque a invité l’ordinand (et l’assemblée) à faire confiance à Jésus l’entraîneur, le guide, le pilote, même dans le tumulte des événements.
À écouter les uns ou les autres, cette célébration a été vécue comme un moment de paix et de confiance. Beaucoup ont particulièrement apprécié la qualité du chant (et de son animation) ainsi que le dialogue alterné entre chorale et assemblée.
Dans ses remerciements, le nouveau prêtre a bien sûr évoqué tous ceux et celles, nombreux, qui l’ont accompagné sur les chemins de la vie, en particulier lors de ses années de formation au ministère presbytéral. Il a tenu à souligner, avec conviction, combien ces années de formation (au Grand Séminaire et sur le terrain en paroisse) lui ont été bénéfiques et humanisantes.
En prologue à cette ordination, s’est tenue une veillée de prière pour les vocations qui a rassemblé quatre-vingts personnes environ. Cette veillée était bâtie autour de cinq témoins (un laïc, une religieuse, un diacre et deux prêtres) essayant de dire en dix minutes chacun le
" cœur " de leur vocation propre. Après quoi s’est déroulée une nuit d’adoration assurée soit par des personnes soit par des groupes (merci au MEJ, aux équipes du Rosaire, au MCR...) et achevée par le chant des Laudes, à 8 h le dimanche matin.
Une longue nuit de prière avant une journée ensoleillée et une ordination de qualité.

Louis CROUZAT

Ordination sacerdotale de Dominque Nalis> Procession d'entrée
Famille de Dominque Nalis
Présentation par Louis Crouzat
Lecture de l'Evangile
Engagement
Prostration
Onction
Remise du Calice
Baiser de paix aux prêtres
Eucharistie
Remerciements
Sortie
Photos SDIC

Si vous disposez d'autres photos, si vous avez rédigé un article pour cette ordination,

merci de les mettre à disposition du SDIC-Bayonne par courriel

ou courrier SDIC- Sophie Hontaàs 14 cours Bosquet 64000 PAU

RAPPEL d'un article paru après son ordination diaconale

A la suite du Christ, vers les plus démunis

Quelques jours après son ordination diaconale du 18 septembre 2005 en l'église Saint-Germain de Navarrenx, Dominique Nalis est venu au SDIC à Pau et a accepté de répondre à quelques questions afin de partager avec les lecteurs de ces lignes l’immense joie qu’il a éprouvé le jour de son ordination diaconale…

Par Sophie Hontaàs

Ordonné diacre à l’âge de 42 ans, Dominique Nalis se plait à évoquer son parcours qui ressemble à celui de beaucoup de jeunes : Originaire de la région, après une enfance à Taron près de GARLIN, ses études le conduisent à une formation scientifique en chimie à Pau, des études complétées ensuite à Montpellier par un diplôme d’ingénieur, puis il fait l’expérience d’un premier poste en Allemagne.
" Toutefois parallèlement, j’ai développé une formation musicale car depuis mon adolescence, foi et musique sont très liées "
La question d’une éventuelle prêtrise a germé petit à petit au fil des années, et l’appel a vraiment eu lieu à 32 ans. C’est précisément la musique et le chant liturgiques qui ont amené Dominique à frapper à la porte du séminaire de Bayonne où il vient de terminer les 5 années de la formation.
" Le Seigneur m’a adressé des appels successifs et attiré à lui, j’ai été marqué par le prêtre de mon enfance de la Paroisse St Jean-Baptiste du Vicq Bilh - Garlin – qui est toujours en vie ! J’ai été frappé par sa douceur, sa manière de parler. Bien sûr, j’ai été enfant de chœur, et puis à l’adolescence j’ai ressenti un petit flottement dans la foi. Mais à 15 ans, par la musique, j’ai ressenti un appel pour jouer de l’orgue, j’ai pu apprécier combien un compositeur pouvait dire sa foi à travers des notes de musique et des textes. Alors, j’ai accompagné à l’orgue des célébrations, des prêtres m’ont encouragé à faire des sessions pour me former… "

Paradoxe entre des études scientifiques d’ingénieur et cet appel : comment l’expliquer ?
" Le Christ s’est glissé dans ma vie par la prière. Je n’envisageais pas une vocation et je m’étais auto-disqualifié. Je n’avais jamais pris le temps de me dire " pourquoi pas moi ". Lorsque le Seigneur s’est glissé dans ces temps de prière, j’ai eu besoin d’en parler à un prêtre car cela me déstabilisait. "
De précieux conseils ont été prodigué à Dominique: éprouver si cet appel apportait ou non la Paix. Ainsi le cheminement a pu être pris au sérieux. " Ensuite, par les longues études au Séminaire, il y a tout le temps pour discerner, si la vocation est vraiment là. "

Dominique est surpris par le niveau d’étude au Séminaire, lui qui vient d’études universitaires pointues. Il n’imaginait pas que les études en théologie et philosophie pouvaient autant apporter : foi, morale… un enseignement qui l’émerveille et le nourrit, une formation très humanisante, par la vie en communauté, décapante aussi, mais très enrichissante. Sa vie spirituelle se déploie, sa vie de prière unifie les différents aspects de la formation. Enfin, sur le terrain de la paroisse, il réalise si c’est vraiment cela qu’il désire vivre, et à quels appels il devra répondre.

Les découvertes en paroisse au contact des prêtres, paroissiens, jeunes
D’abord le travail en équipe, à la paroisse St François Xavier de Navarrenx, avec les équipes prêtres -laïcs -religieuses qui fonctionnaient déjà ensemble pour réaliser des projets. " J’y ai pris part pour la formation catéchétique des enfants, pour accompagner des jeunes, aux JMJ, pour la préparation des couples au mariage, l’animation de l’équipe de liturgie…Un travail en équipe en complément des compétences ! "

Ordination diaconale du 18 septembre, le début d’un début ou une continuité ?
Ce dimanche restera un jour marquant dans l’existence du jeune diacre car précisément selon la signification du terme, diacre = serviteur pour la vie. Dominique affirme que ce don du Seigneur devra être développé toute sa vie.
Les préparatifs l’ont beaucoup surpris, il s’est senti porté par une sorte de vague, sur laquelle chaque chose se mettait en place en son temps, et pendant laquelle il a fortement apprécié ce temps vécu en communauté. Quel cadeau inattendu ! les paroissiens ont beaucoup soutenu cette ordination dans la prière. " Tous les témoignages reçus me disent que c’est plus que l’équipe de préparation qui a fait la réussite de cette journée, c’est un cadeau du Seigneur dans le cœur de chacun ! "

Les signes, les étapes d’une ordination diaconale ?
Le 1er engagement décisif, est l’engagement au célibat, le " me voici " en réponse à l’évêque qui demande au candidat s’il est prêt à s’engager au célibat. En effet, pour Dominique il s’agit d’un Diaconat en vue du sacerdoce. Après la liturgie de la parole vient ensuite le rite de l’ordination : en son cœur, l’imposition des mains par l’Evêque seul, la longue prière d’ordination prononcée par l’évêque. À cet instant, le candidat devient Diacre. On lui remet ensuite la Parole de Dieu vangile en lui rappelant " lisez, croyez, enseignez-la et vivez-la ". C’est la première mission donnée au diacre.

Mission auprès des plus petits
Dominique Nalis a pris connaissance de sa mission le jour-même de son ordination, il est envoyé pour trois ans dans la paroisse de la Sainte Famille à Pau auprès du Père Jean-Jacques Dufau, responsable de cette année diaconale. Sa mission comporte deux volets : suivre la formation pratique liée à la pastorale en paroisse avec les autres diacres de la région, une semaine par mois à Toulouse, et trois semaines par mois en paroisse. Deuxièmement, participer au travail du Conseil Diocésain de Solidarité et localement aux rencontres de la société Saint Vincent de Paul. Aussi on le comprend, il s’agit d’une mission d’exercice de la charité, tout particulièrement être attentif aux situations de précarité, développer la capacité de service et d’amour pour chacun des plus petits, des plus pauvres, des plus humbles.
Une mission qui interpelle Dominique, puisqu’elle rejoint une expérience qu’il a vécu avec les Franciscains de Toulouse, participant à l’accueil de jour pour les personnes vivant à la rue. "Moi qui ai côtoyé cette réalité des grandes villes, je mesure que la mission est très riche par ses différents aspects. Je sais à quoi m’attendre, j’aurai à cœur de vivre cet engagement à fond ".

Comment reconnaître l’appel ?
On prie pour les vocations, pour l’appel des jeunes, Dominique partage son expérience pour dire aux garçons de 20 à 40 ans qui se posent des questions, que s’engager à la suite du Christ, " Cela vaut la peine ". Si l’on sent une attirance vers l’Eglise sous diverses formes, Dominique conseille de " se poser un peu pour prendre le temps d’en parler, de faire une retraite de choix de vie, pour examiner dans quel sens cette vie pourrait s’orienter ". Mais s’il avoue qu’il ne l’a jamais faite lui-même, il ajoute qu’il n’est jamais trop tard pour répondre à l’appel, " ne pas hésiter car si le Seigneur appelle, il donne tout ce qu’il faut pour que la mission puisse se réaliser. C’est un projet enthousiasmant, enrichissant humainement, un crescendo au séminaire par rapport à l’université, surtout sur le plan humain ".

S’engager en 2005 à la suite du Christ, c’est déraisonnable ?
C’est en tout cas délicat car l’engagement repose sur des équilibres qu’il faut trouver. Un prêtre doit être bien formé, il faut qu’il ait une vie de prière, une vie fraternelle avec les prêtres, qu’il travaille en équipe dans les paroisses. "Je crois à cette fraternité à développer en équipe, en se laissant soi-même évangéliser profondément pour devenir de plus en plus fraternel ".
En 2005 le message est à annoncer et beaucoup l’attendent !
Mission délicate mais exaltante, qui apporte beaucoup de joie à Dominique.