JOURNÉE PORTES OUVERTES POUR LA PAIX !

Le mercredi 29 mars 2006, la célébration interreligieuse s’est déroulée à 18 h 30 au quartier St Croix de Bayonne.

Reportage Iban Ospital SDIC-Bayonne

Dès la veille, le " décor " était installé dans l’église. Après quelques mises au point et répétions de dernières minutes, une centaines de personnes se sont rassemblées dans l’église de St Croix POUR LA PAIX !

Accueil

Trois pains portés par trois femmes (juive, chrétienne, musulmane) sur la musique du Largo de Dvorak (La symphonie du Nouveau Monde) ; durant ce temps d’avancée vers le chœur de l’église des phrases courtes sont dites sur le symbole du pain.

" Long comme un jour sans pain ".
" Manger son pain à la sueur de son front ".
" Bon comme le pain ".
" Pain des larmes ".
" Le pain quotidien ".
" Acheter quelque chose pour une bouchée de pain ".
" Gagner son pain à la sueur de son front ".
" Ôter le pain de la bouche ".

Puis les trois pains sont posés sur table recouverte d’un linge basque.

LECTURE TEXTE BIBLIQUE : Genèse 18, 1-8 courte méditation silencieuse sur fond musical.

EXPRESSIONS SUR LE PAIN DANS NOS VIES :

Musulmans : pain du travail des hommes – gagner son pain

Chrétiens : pain et solidarité dans l’esprit du commerce équitable puis poème par les collégiens de Saint-Joseph.

GESTE SYMBOLIQUE : blé versé sur le globe terrestre par un responsable religieux de chaque communauté de croyants.

La paix de demain on la sème aujourd’hui et elle sera au prix du partage, de la solidarité, de la nourriture pour tous, de l’amour.

Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui.

Puis une PRIERE en silence en se donnant tous la main.
Photo 12-13

Texte lu : APPEL POUR LA PAIX 2005.

Photo
Entrecoupée du refrain : La paix, elle aura ton visage… (gestué avec les enfants)
Texte de transition par Janine pour expliquer le partage du pain.

LES PAINS SONT PASSES ; chacun prend un peu de mie et la mange.
Musique durant ce temps.


Texte de transition par Janine pour expliquer notre passage devant l’olivier ; la plaque que l’on y ajoutera et le moment convivial dans les salles.

SORTIE vers l’olivier en suivant la plaque portée par M. Wajou.
Puis entrée dans les salles pour le partage des spécialités.


" C’est au nom de la paix que nous nous adressons à nos coreligionnaires, aux hommes et aux femmes de bonne volonté, à tous ceux qui croient encore que la violence améliore le monde. Et nous disons : il est temps que finisse l’usage de la violence !

La vie humaine est sacrée. La violence humilie les hommes et discrédite la cause de celui qui l’utilise. Le monde est fatigué de vivre dans la peur. Les religions ne veulent pas de la violence, de la guerre, du terrorisme. Nous le disons avec force à tous les hommes.

Nous déplorons la destruction des lieux de culte, de quelque communauté que ce soit, les mosquées, les églises, les synagogues et les temples. Les symbole de la foi de l’autre ne doivent pas être piétinés, parce qu’ils rappellent à tous le nom saint de Dieu qui n’appartient pas aux hommes.

Comme nous demandons le respect pour la vie humaine, nous le demandons aussi pour les lieux saints de la vie spirituelle.
Les religions enseignent que la paix du cœur est décisive. Dieu la donne à celui qui croit en lui.

Nous constatons combien les douleurs du monde sont nombreuses. L’humanité est encore très loin d’avoir réalisé les objectifs du Millénaire, abattre la pauvreté, assurer le droit à la santé, à l’eau, à la sécurité de la vie, à être libéré de la faim. Ceci est très grave ! Notre monde reste marqué par des pauvretés désespérantes. C’est une constatation douloureuse que nous manifestons, très préoccupés, aux responsables politiques. Nous faisons les interprètes de la désespérance et des besoins de millions de pauvres de la terre. Nous demandons une plus forte concentration d’énergies et de ressources pour rendre le monde du 21ème siècle moins pauvre et plus humain.

La paix et la justice favorisent l’avènement d’un monde meilleur. La vie de la paix est le dialogue. Loin de nous laisser sans défense, le dialogue nous protège ; il transforme l’étranger en ami ; il rend possible le travail en commun pour lutter contre la pauvreté et tout mal.

Le monde, bien que globalisé, n’est pas devenu uniforme. Mais il est devenu clair qu’il y a un destin unique. Il est temps de travailler ensemble avec courage pour un humanisme capable de construire la paix entre les peuples et les individus. L’objectif n’est pas l’affirmation de l’un ou de l’autre, mais de réaliser une civilisation dans laquelle on vit ensemble. L’art du dialogue est la voie patiente pour construire cette civilisation du vivre ensemble.

Que Dieu accorde au monde, à chaque homme et à chaque femme, le don merveilleux de la paix. "